mercredi 27 mai 2026

12./ ANTOINE POL, 1881 - 1971, né à Douai et auteur du poème "Les passantes" que Georges Brassens a mis en musique et enregistré en 1972.

Antoine Pol est un officier, dirigeant d'entreprise et poète français né le 26 août 1888 à Douai, il meurt mort le 20 juin 1971 à Seine-Port, en Seine-et-Marne. Son plus grand titre de gloire est d'être l'auteur du poème Les Passantes écrit en 1911, publié en 1918, qui sera mis en musique et chanté par Georges Brassens en 1972 dans l'album Fernande. Après des études au lycée de Douai de 1893 à 1906, il rentre en 1909 à l'École centrale de Paris, dont il sort diplômé ingénieur des Arts et Manufactures, en 1913. En janvier 1913, il fait la une de la Vie douaisienne comme auteur de la revue annuelle du Cercle dramatique douaisien : « pimpante, pas trop cruelle, un peu tout de même... une petite revue sans prétention, mais gaie, amusante, pas rosse pour un sou et qui a fait rire les spectateurs accourus en foule ». Sous-lieutenant d'artillerie en 1913, il est mobilisé en 1914 au 9e régiment d'artillerie à pied à Belfort. Lieutenant en 1916, capitaine en 1918, il termine la guerre décoré de la croix de guerre avec citation. Il publie à compte d'auteur "Emotions poétiques". En janvier 1919, au Service des mines de fer de Lorraine, il est chargé de l'exploitation des mines allemandes séquestrées. D'avril 1921 à avril 1925, il occupe le poste de directeur commercial des mines de la Houve à Strasbourg. Il est ensuite directeur général d'une société de négoce de combustibles minéraux et végétaux, à Paris puis, en 1940, président directeur général. En 1949, il est élu président du Syndicat central des importateurs de charbon en France. Retraité en 1959, il peut enfin s'adonner à ses passions : la poésie, la bibliophilie et les papillons. Il meurt le 20 juin 1971, à 82 ans, alors qu'il allait rencontrer Georges Brassens pour la première fois. Décorations - Georges Brassens découvre Les Passantes chez un bouquiniste en 1942, et le met une première fois en musique. Il l'oubliera et la remaniera à de nombreuses reprises jusqu'en 1969. Souhaitant alors l'enregistrer, il demande qu'on retrouve Antoine Pol pour lui demander l'autorisation. Mais personne ne peut renseigner Brassens. Deux ans plus tard, en avril 1971 c'est Antoine Pol lui-même qui appelle Pierre Onténiente, car il souhaite publier un livre luxueux sur les chansons de Brassens. Brassens demande à le rencontrer pour le connaître et lui faire écouter la musique des Passantes, dont Antoine Pol apprend, ravi, l'existence. Mais il meurt en juin avant qu'ils aient pu se rencontrer. La chanson est créée au théâtre Bobino de Paris, en décembre 1972. Georges Brassens a enregistré plusieurs versions de "Les passantes" et sans y inclure toutefois toujous toutes les strophes du poèmes.
L'oeuvre d'Antoine Pol : 1918, Emotions poétiques - 1924, Le livre de maman - 1941, Destins, poèmes de ce temps et de toujours - 1947, Plaisirs d'amour - 1970, Croquis - 1971, Coktails.

mercredi 20 mai 2026

11./ JEHAN ED DOUAY , né à Douai au XIIIe siècle . - Illustration musicale : "En talent ai que je die" (Chanson picarde) de Thibaut de Champagne, trouvére du XIIIe siécle.

Jehan de Douay, un trouvère français né à Douai (comté de Flandre) au XIIIe siècle ; peu, voir pas, d'éléments biographiques sont, à son sujet, connus, lui est attribués un poème de 700 vers "Dict de La Vigne", nommé aussi "Jus Divin" qui est cité, référencé, dans "Galerie Douaisienne ou Biographie de la Ville de Douai" d' Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul - imprimé par Adam Aubers à Douai en 1884, archivé à la Bibliotheca Bodletana et que l'on peut consulter, intégralement et gratuitement, via Google Book.

dimanche 17 mai 2026

10./ Jacques Bonnaffé né le 22 juin 1958 à Douai, acteur et metteur en scène... . - Illustration vidéo : Présentation du spectacle "Cafougnette, Dernier Défilé".

Jacques Bonnaffé est un acteur et metteur en scène, né le 22 juin 1958 à Douai. Il s'est formé au conservatoire de Lille, après avoir été lycéen à Douai (Nord) où il a pratiqué théâtre amateur et théâtre de rue. Acteur au cinéma et au théâtre, il se consacre aussi à la poésie et aux lectures publiques : Arthur Rimbaud, Jack Kerouac.. Pendant treize ans, il interprète en picard Cafougnette et l'Défilé avec « La Fanfare » d’après les histoires et les textes du poète-mineur Jules Mousseron, manifestant son attachement à sa région natale, le Nord-Pas de Calais. Son équipe, Compagnie faisan, créée en 2005, a reçu le Molière de la compagnie 2009 pour L'Oral et Hardi.En 2014 et 2015, il interprète Monseigneur Poileaux dans la série Ainsi soient-ils, unanimement saluée par la presse et pour laquelle il obtient en 2016 le prix du meilleur acteur décerné par l'ACS (Association des critiques de séries). En 2016 il reçoit le prix Raymond-Devos de la langue française. Sur France Culture, il a animé "Jacques Bonnaffé lit la poésie", émission quotidienne pendant quatre ans, de 2015 à 2019.

mercredi 13 mai 2026

9./ GRAINDOR DE DOUAY - XIIe siècle . - Illustration musicale et vidéo : "Chevalier, Mult Estes Guariz" - Chant, anonyme, en ancien français (XIle siècle).

Graindor de Douay est un trouvère picard né à Douai, à l'époque du Comté de Flandre, au XIIe siècle. Peu, voir pas, d'éléments sur son existance a vie apparaissent dans les ouvrages historiques, même les plus anciens. Il est nommé également Gandor de Douai ou Graindor de Douay. Il retrace les événements de la croisade de Godefroi de Bouillon, les séjours des pèlerins à Constantinople, la prise d'Antioche mais il est a notè que La Chanson d’Antioche, chanson de geste du XIIe siècle, en ancien français, en picard ? relate les événements autour de la conquête d'Antioche par les Croisés en 1098 lors de la première croisade. Elle comporte 9 000 vers en laisses. Elle décrit la prédication de la première croisade, les préparatifs, les adieux larmoyants, l'arrivée à Constantinople, la prise de Nicée et le siège d'Antioche ; elle est la plus ancienne chanson du cycle de la croisade. La version originale, a été perdue, a été composée par un témoin visuel, Richard le Pèlerin, un jongleur français du Nord de la France ou un Flamand. Il aurait commencé l'écriture au cours du siège qui dura huit mois, ce texte perdu a été traduit en occitan et complété par Grégori Bechada vers 1125 et en latin par Albert d'Aix vers 1120 puis 'renouvelé' par la suite par Graindor de Douay, en picard ? Visiblement de ce dernier nous ne connaissons qu'une version , traduction postérieure en français qui décrivent la prise de Jérusalem "Maintenant Seigneur, écoutez la chanson glorieuse ; écoutez comment les guerriers de la Croix prirent la cité sainte, et comment ils la délivrèrent de la race de Mahomet". Bibliographie L'histoire des croisades ou Le chevalier du Signe ou La conquête de Jérusalem écrit en langue dite vulgaire, archivé à la BNF/Bibliothèque Nationale de France. Seuls trois manuscrits existent.
Anséis ou Anséus de Carthage, un roman de 10 850 vers. Histoire littéraire de France sous le titre de la Cour de Charlemagne Notices d'autorité, archivé à La BNF/BibliothèqueNationale de France.

samedi 9 mai 2026

8./ NICOLE VEYET : Amoureuse de Douai et créatrice de Charlock, le chat enquêteur de La Cité de Gayant. - Illustration musicale : "Je t'aime, moi non plus" de Brigitte Bardot & Serge Gainsbourg".

Nicole Veyet est Enseignante lettres-histoire en Lycée Professionnel et elle est l'autrice de Charlock de Douai, personnage de roman policier qu'elle a créé, Charlock est un chat enquêteur qui a choisi sa maison, rue de la Boucherie à Douai. Il vit avec celle qu’il a surnommée H (comme humaine). Scientifique de haut vol, spécialisée dans la physique quantique, cette dernière aime passionnément sa ville qu’elle parcourt le plus souvent à pied ou à vélo, ainsi que les énigmes policières ! Nicole Veyet est originaire de l’Isère, mais elle vit à Douai, dans le Nord, depuis plus de vingt ans ; passionnée par sa ville d’adoption, elle a imaginé le personnage de Charlock, pour la célébrer et la faire connaître. Professeure de Lettres-histoire dans un lycée professionnel, ses autres grandes passions sont l’écriture, l’enseignement, l’art et la poésie. Par ailleurs, elle organise des visites guidées sur la naissance de la ville de Douai (guide non-diplômée). Editeurs Charlock : Le tome 1, Les aventures de Charlock de Douai, est un ouvrage qui a été publié aux éditions Sydney Laurent en juillet 2022 ; cette maison d’édition a été placées en liquidation judiciaire en mars 2022 mais ce premier opus est réédité par nombre7 depuis novembre 2024. Le tome 2 est édité par les éditions NordAvril, 2023 et le tome 3 est édité par Nombre7 (décembre 2024)

vendredi 8 mai 2026

7./ ROBERT BOYAVAL (1923 - 2002) : Le "chantre des Pays Miniers". - Illustration vidéo : Extrait d'une émission de télévision régionale avec Robert Boyaval.

Robert Boyaval, né à Douai le 9 juin 1923 et mort à Bailleuil le 28 juillet 2002, est un poète français, surnommé le « chantre des Pays Miniers ». Fils de mineur, il s'initie aux métiers de la mine puis à divers petits emplois avant de devenir pompier volontaire au début de la Seconde Guerre mondiale. En 1943, alors que Douai est occupé, il rejoint l’école de gendarmerie de Pamiers. Il est ensuite affecté à Somain afin de participer à la résistance (médaille militaire en 1962). Autodidacte, il se passionne pour les œuvres de Marceline Desbordes-Valmore et le patois picard à travers les écrits de Jules Mousseron, Théophile Denis et Louis Dechristé. Diplômé d’études criminelles de la Faculté de droit de Lille, il s'attache à défendre la justice et la liberté, notamment en s'impliquant dans la lutte contre la maltraitance des enfants. Dès 1946, il participe à de nombreux concours littéraires régionaux, nationaux et internationaux et devient membre actif et d’honneur de plusieurs académies de France et de l’étranger, dont la Société des gens de lettres de France. Il est titulaire de nombreux prix et récompenses, de distinctions françaises et étrangères : l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras, lui décerne 21 médailles ; les « Violetti picards », 31 médailles en poésie et prose ; la Haute Académie internationale de Lutèce à Paris lui décerne en 1968 son Grand Prix international. Il participe à plusieurs anthologies et revues. Certaines de ses œuvres sont traduites et publiées en Grèce, en Roumanie, au Portugal, aux États-Unis, en Bulgarie, en Chine. Les distinctions affluent alors de tous les continents. Il enregistre 38 œuvres à Radio-Lille pour l’émission Terrils et Corons entre 1951 et 1954. La peinture, sa seconde passion, lui apporte également la reconnaissance de diverses académies locales. Il reçoit en outre les Palmes académiques en 1962, pour services rendus aux arts et lettres, le titre de chevalier de l’Ordre national du Mérite en 1978 et des Arts et Lettres en 1988. En 1978, il revient s'établir à Douai, dans son quartier natal et à proximité de Cuincy, où il se remémore ses souvenirs d'enfance. Il participe activement aux manifestations culturelles avec l'Académie des Tiots Pères de Douai, ainsi qu'à de nombreuses journées des auteurs régionaux à travers le Nord-Pas de Calais. Il meurt le 28 juillet 2002 des suites d'une longue maladie.
Robert Boyaval, né à Douai en 1923 a été surnommé le "chantre des Pays Miniers". Fils de mineur, il mènera une carrière de juriste tout en se consacrant à la littérature, obtenant de nombreux prix en France et à l'étranger. Parallèlement à ses écrits en patois il publie plusieurs livres pour la jeunesse. Il participe à l'émission Terrils et Corons sur radio Lille entre 1951 et 1954 enregistrant des poèmes en picard sur la mine (1). Pour ce fils spirituel du créateur de Cafougnette, c'est le patois qu'il faut défendre en premier lieu, car lui seul est capable, à ses yeux, de rendre compte de la réalité minière. Parler du métier de mineur dans la langue dans laquelle ces ouvriers s'expriment – le patois – telle est la tâche que se fixe Boyaval, dont la vocation d'écrire en picard lui est venue, un jour de 1947, en lisant et entendant des textes de Mousseron (2). Son succès dans les concours régionaux de versification l'a convaincu de la justesse de la voie qu'il a choisie, celle de chanter les corons et la vie de la mine, afin de sauver la langue des siens. (1) Terrils et Corons, G.E.P., 1968. Parmi ses principaux ouvrages en patois, il faut aussi citer Au Pays des "Gueules Noires", G.E.P., 1966 ; Dans la Cité de Gayant,G.E.P., 1968 ; Près des Terrils,G.E.P., 1981. (2) Le poème sur le patois qui est lu ici, n'est pas sans rappeler le poème de Mousseron sur le patois publié dans Autour des terris en 1929 : "J'préfèr'min patois, musiq'dé m'premier âche Qui chaq' jour, fait canter chu qu'a busié min cœur" Diana Cooper-Richet Transcription Bernard Claeys Vous nous avez dit comment vous était venue votre vocation d’écrivain, à quel âge est-ce que ça s’est produit ? Robert Boyaval Ça s’est produit en 1947, et après avoir lu Mousseron, j’ai pensé de continuer son, sa poésie patoise, et je me suis mis à écrire quelques vers. Certains m’ont conseillé de continuer et j’ai alors affronté des concours régionaux du Nord et du Pas-de-Calais. Ayant obtenu quelques succès, j’ai, je me suis décidé à persévérer dans cette voie et en écrivant le patois ; patois du nord des corons comme le français ; j’ai voulu, j’ai voulu décrire la vie de la mine dans le patois, dans le patois régional, étant donné que c’est une langue qui a tendance à disparaître. Il me semble que beaucoup de scènes de la mine sont mieux traités en patois que en français. Bernard Claeys Dans le langage qui est propre aux mineurs. Robert Boyaval Le langage propre aux mineurs, le langage de tous les jours. Le patois, notre langage. Nous z'ôtes, les habitants du Nord on aime gramint el bavardage Si in dit que l'silence est d’or, dans not' coin, y n'y treuv'point plach'. Not' patois partout on l'connot. In l'prononce d'ville in village.D'lintindr' jamais on s'lach'rôt ; ch'est in celeb' et biau langage. Il est fait d'gramint d'viux mots français, p'têt' déformé ch'est bin possib'. Pou' l’ignorant, y paraît tout à fait incompréhinsib'. Ch’est l' vrai parlé du temps passé, y vient tout drôt ed'nos ancêt', et malgré qu' y sont trépassés, par euch'langage, le souvenir reste. Bernard Claeys Je trouve que le métier de mineur est mieux décrit par le patois que parfois par le français.

5./ DIDIER BOURLON (1960 - 2025) - Talentueux guitariste de rock Douaisien. - Illustration musicale : "Cool" (instrumental), maquette d'archives de/par Didier Bourlon.

Didier Bourlon est né à DOUAI, il démarre la guitare dans des groupes Rock'n'Roll des années 70 du Douaisis. il a été le remarquable guitariste des Hot Chickens avec lesquels il a enregistré trois superbes albums de rock pur qui n'ont rien à envier aux meilleures production anglo-saxonne mais il quitte le groupe suite à de différents ; il est lui même très inspiré des ROLLING STONES, des KINKS, des YARDBIRDS, de guitaristes comme ALVIN LEE, puis bien sûr KEITH RICHARD qui l'amène à découvrir les grands noms du Blues noir américain. Il va officier dans plusieurs groupes à la fois, jouant un répertoire des années 50, 60 et 70. Cela l'amène à partager la scène avec CANNED HEAT, PATRICK VERBEKE, ROADRUNNERS , TEN YEARS AFTER et bien d'autres. Lors d'une tournée 'RMC' avec TWISTIN'JACK où il se fait virer pour cause d'un look trop agressif et un jeu de guitare trop libre. (Allez ok ! Cela ressemble un peu à la chamaille entre LITTLE RICHARD et JIMI HENDRIX au début des 'sixties'). Sa rencontre avec CISCO HERZAF, l'un des meilleurs spécialistes du Blues en France, l'amène à découvrir les racines du BLUES et de la COUNTRY; l'apport de ces nouvelles références (MERLE TRAVIS, CLIFF GALLUP, ARTHUR SMITH, JOHNNY CASH...) contribueront à élargir son style, déjà très riche, qu'il va exploiter au sein de The RED CABS jusqu'en 2025. Didier Bourlon a autoroduit ses 2 albums solos "Where's my Home" (2011-album instrumental) et "Super Tare du Rock" (2022).

4./ALBERT PÈPE & LA FACADE TOURNESOL de Douai, au 51 rue Bellegambe, construite de 1906 à 1907 . - Illustration musicale : "Gymnopédie N°.1" d' Erik Satie."Gymnopédie N°.1" d' Erik Satie par Khatia Buniatishvili.

Albert Adolphe Pèpe est né à Douai, le 14 août 1871, décédé le premier mai 1950, est un architecte de la ville de Douai; il a expose au Salon des artistes français à Paris en 1897, l'une de ses réalisation est La Maison Tournesol, réalisée en 1906-1907, c'est un exemple emblématique de l'Art Nouveau à Douai. Sa façade est recouverte de la fleur aux pétales jaunes, symbolisant l'excentricité et l'inventivité de ce style architectural. Cette maison a été conçue en s'inspirant de la nature, avec des formes spontanées et des couleurs vives, en réponse à l'industrialisation de l'époque. La tige du tournesol s'enroule pour former la porte et englober la vitrine, illustrant la force des courbes et contre-courbes caractéristiques de l'Art Nouveau. Cette façade Tournesol, sur une façade XVIIIème siècle, est la tige de la plante qui s'enroule pour former la porte et englober la vitrine. Les détracteurs de l'Art Nouveau nommeront ce style, le style nouille !

6./ MARCELINE DESBORDES-VALMORE (1786 - 1859) .- Illustration musicale : "Les séparés (N'écris pas)" de Marceline Desbordes-Valmore mis en musique et chanté par Julien Clerc.

Marceline Desbordes-Valmore, née le 20 juin 1786 à Douai et morte le 23 juillet 1859 à Paris, est une poétesse française Admirée par Honoré de Balzac, Paul Verlaine ou encore Charles Baudelaire, elle est considérée comme une pionnière du romantisme dans la poésie française. Marceline Desbordes a quitter très tôt sa ville natale, Douai, et n'y revient guère. Mais elle n'y songeait jamais sans nostalgie : "Mon père était peintre en armoiries ; il peignait des équipages, des ornements d'églises. Sa maison tenait au cimetière de l'humble paroisse Notre-Dame à Douai. Je la croyait grande, cette chère maison, l'ayant quittée à sept ans. Depuis, je l'ai revue, et c'est une des plus pauvres de la ville. C'est pourtant ce que j'aime le plus au monde, au fond de ce beau temps pleuré" (lettre à A. de Latour, 1836). Marceline fut une actrice célèbre (à l'Opéra-Comique en 1805, à l'Odéon en 1813). Un critique disait d'elle en 1818 : "Toujours du talent, mais trop de sensibilité". Elle épousa l'acteur Valmore qui était de sept ans plus jeune qu'elle. Par la suite, elle eut la douleur de perdre quatre enfants. Elle publia son premier recueil de poèmes en 1819 (Elégies et romances). Charles audelaire, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine goûtèrent sa poésie mélancolique, aux rythmes étranges et subtils. On connaît trois poésies de Marceline en picard : Amour partout (1827), Dialogue (date de composition incertaine, peut-être 1938) et Oraison pour pour la Crèches (1849).* *Bibliographie : Claude Deparis : "Poésies en patois et Notes sur les poésies en patois de Marceline Desbordes-Valmore". Linguistique picarde, décembre 1974 (Amiens, Musée de Picardie). La Mère : D-u ch'qu'il ét ch'marieu (1) qu't'in parle tant ? La Fille : Je n-n'é paù core, mé n'y-y'in-n a tant ! (...) N-y'a pu d'amoureus qu'vous n'pinséz : Avècq in je n-n'oré assé. Vla no Ro(2) qui n'ét pu in ghère ; J'arei (3) bintot treuvé mn'afère. Cinbin n'véyons-nous point d'garchons Qui raqueure(4) din leu màzon ?* N-y'in-n a dés bios, dés vius, dés jonnes, Rachmés(4) fin bin a rouches maronnes(6), Forts come Gayant(7) é Barabna ; Aveucq leux galons su leus bras E dés grands pluméts su leu t:ète (8), Qu'cha fét tranné(9) quand in lés 'rwète(10) ! N'y'a point in tchièn, n'y'a point in cat Qui n'leu tire sin capio in ba. Àcouteiz l'tanbour su chèle plache... Si l'bon Dieu l'veut, ch'ét mn'ome qui passe. La Mère : Prind tin tin coussin, va-t-in euvrei(11), Fot ète deus pou s'mari.ei. Marceline Desbordes-Valmore. orthographe d'Ivar Ch'Vavar. (1) Où est-il ce candidat au mariage (?) (2) notre Roi. (3) J'aurai... (4) Qui reviennent... (5)Equipés. (6) à culottes rouges. (7) Gayant est le géant de Douai. (8) sur leur tête. (10) Quand on les regarde. (11) Prends ton coussin (de dentellière), va travailler.
Lithogravure - Collection privée de Christian-Edziré Déquesnes.
Recommandation haute de Christian-Edziré Déquesnes : Je recommande à ceux qui s'intéressent à la poétesse Marceline Desbordes-Valmore et/ou à la littérature picarde, le n°5 - 2024 de J'écris pourtant, édité par SEMDV-Société des Etudes Marceline Desbordes-Valmore, que m'a transmis Jean Vilbas, qu'ici, il en soit remercié, conservateur en chef de bibliothèque (Etat), chargé des collections patrimoniales de la bibliothèque Marceline Desbordes-Valmore de Douai. Important livre-revue de 231 pages dans lequel pour ce qui nous intéressent nous trouvons les deux dossiers ci dessous décrits. Les poèmes en picard de Marceline Desbordes-Valmore – Alain Chevrier (p. 53-75) Sur les trois poèmes publiés en 1896 sous le titre Poésies en patois de Marceline Desbordes-Valmore, deux sont écrits dans la langue de son enfance à Douai. On reproduit ces textes et on en donne la traduction, en les accompagnant de commentaires sur le contexte social de leur création, les genres dont ils relèvent, leurs thèmes en lien avec l’amour maternel, ainsi que le rapport de la poète à la langue picarde. Suivi de Trois textes douaisiens sur Marceline Desbordes-Valmore – Jean Vilbas (p. 77-82) Célébrée partout en France, la figure de Marceline Desbordes-Valmore trouve aussi un écho dans la littérature douaisienne. Trois exemples sont présentés ici : le poème dédié à l’autrice par Henri Sureau en introduction de La Légende de Gayant ; l’apparition de la statue de Marceline Desbordes-Valmore dans le conseil de guerre convoqué par Gayant dans Le Gardien de la ville d’André Obey ; enfin, le dialogue entre la femme-poète et le picardisant Constant Copin. Pour tous renseignements et commande : contact@societedesetudesmarcelinedesbordesvalmore.fr
Collage - version color remix S.O.D.A 26. de Jocelyne Di Giuseppe de Dwai.

mercredi 6 mai 2026

3./ LOUIS FERDINAND DECHRISTE (1818 - 1896) : Imprimeur, écrivain et rédacteur de chroniques historiques consacrés à Douai. - Illustration musicale : Rigodon Gayant 2025 par The Chairman avec les enfants Gayant / Musique Municipale de Douai.

Bien que né à Douai, Louis Ferdinand Dechristé descend par son père d’une vieille famille alsacienne. Celui-ci, homme de confiance, lors de la naissance de son fils, a épousé la douaisienne Rosalie Joséphine Pourret. Ancien élève de l’Institution Saint-Jean, Louis Dechristé devient compositeur typographe, puis imprimeur. Sortent ainsi de ses presses en 1861 le premier numéro de Souvenirs de la Flandre wallonne. Recherches historiques et choix de documents relatifs à Douai et la province, puis la Jurisprudence de la Cour de Douai, en 1873 le Compte rendu de la Chambre de commerce de Douai, à partir de 1881 la Circulaire financière de la Banque Hippolyte Colpin qui devient L’indicateur financier, en 1882 l’Echo commercial et industriel, en 1886 le Bulletin de la Société photographique du Nord de la France… Après la chute de l’Empire en septembre 1870, il participe à l’importante éclosion de la presse politique en imprimant du 5 au 30 octobre Le Bon Douaisien auquel succède du 1 er novembre 1870 au 31 juillet 1871 le quotidien royaliste et catholique Le Petit Journal du Nord. A la suite d’une menace de poursuites par la Société qui édite à Paris Le Petit Journal , le quotidien douaisien devient Le Journal du Nord, imprimé jusqu’à sa disparition par le même Dechristé. Membre de la Société d’agriculture, sciences et arts du département du Nord, dont il sera médaille d’or, de la Commission historique du Nord, de la Société des amis des arts de Douai, Dechristé est aussi historien. Il multiplie les recherches notamment sur sa ville natale dont plusieurs donnent naissance à des publications: Souv’nirs d’un homme ed’Douai, del’ paroisse de Wios-Saint-Albin (1863), Les Tableaux, vases sacrés et objets précieux appartenant aux églises, abbatiales, collégiales de Douai et de son arrondissement au moment de la Révolution (1877), Douai pendant la Révolution (1880), Notes sur les curés constitutionnels de Douai (1885), Notes sur Gayant et ses fêtes depuis son rétablissement en 1801 (1886)… Son fils Maurand Paul lui succède, mais quelques années plus tard l’imprimerie Dechristé est reprise par Paul Delarra. Louis Dechristé meurt le 11 février 1896. - Source : La Société des Amis de Panckoucke.
Souv'nirs d'un homme d' Douai dé l'paroisse des Wios Saint-Albin Louis Ferdinand Dechristé écrivait des chroniques en picard douaisien dans une gazette locale dans lesquelles, il raconte avec une certaine truculence et poèsie en prose, la vie quotidienne en La Cité de Gayant. Par la suite, ces chroniques ont publiées dans une trilogie de 3 tomes. Souv'nirs d'un homme d' Douai dé l'paroisse des Wios Saint-Albin, aveuc de bellés z'images, croquis historique en patois douaisien, par L. D. Dechristé. Tome I (1857) , Tome II (1861) pi Tome III (1870). Impr. de A. d'Aubers et Dechristé , Douai , (1857) Impr. de Dechristé , Douai,, (1863) G. Monfort éd , 285 pages, (1980)
Autres ouvrages de Louis Ferdinand Dechristé. La Vie de saint Maurand, patron de la ville de Douai, par M. Pollet,... Nouvelle édition, augmentée de notes historiques et d'un supplément, Chanoine Pollet et Louis Dechristé , 57 pages , Editeur : Dechristé (1859), (1885) Douai pendant la Révolution 1789-1802, ouvrage composé exclusivement de documents inédits... par Louis Dechristé , 787 pages , Editeur : Libraire de la Société bibliographique (1880). Histoire de Bouchain. Nouvelle édition avec appendice , Philippe Petit , Louis Dechristé (1861). Préludes De La Révolution A Douai. (suivi De) Tableaux Et Autres Objets Précieux Des Eglises De Douai Et De Son Arrondissement, Les Curés Constitutionnels De Douai , Louis Dechristé et Michel Billard , 271 pages , Editeur : ARCAM (1989). Editeur : EDISUD , janvier 1989. Notes sur les curés constitutionnels de Douai, d'après les archives et autres documents authentiques, Louis Dechristé , 36 pages Editeur : Impr. de L. Dechristé, 1885. Quelques Paroles adressées aux fidèles de Saint-Jacques à Douai, par monseigneur Bataille, évêque élu d'Amiens, le dimanche 14 septembre 1873. , Louis-Désiré Bataille pi Louis Dechristé , 6 pages , Editeur : Louis Dechristé. (1873) Recherches sur l'histoire du Saint-Sacrement-de-Miracle de Douai, par M. l'abbé Capelle,... Louis Capelle et Louis Dechristé , Nouvelle édition revue et augmentée par Louis Dechristé , 109 pages , Editeur : Impr. de L. Dechristé père (1886). Vie Du R.P. Ignace Chom de La Compagnie de Jsus, Missionnaire Au Paraguay: D'Après Ses Lettres Et Les Détails Que Nous a Laisss Le P. Peramas , Louis Dechriste , 174 pages , Editeur : Nabu Press (23 février 2010). Saint Chrétien, confesseur, né à Douai. Signé L. D. Dechristé. , Louis Dechristé , 16 pages , Editeur : L. Dechristé père (1885). Les tableaux, vases sacrés et autres objets précieux appartenant aux Églises Abbatiales, Collégiales et Paroissiales, Chapelle des Couvents, etc. de Douai et de son arrondissement au moment de la Révolution, Louis Dechristé , Douai, Dechristé, (1877). Douai pendant la Révolution (1789-1802), Louis Dechristé , Douai-Paris, 780 pages, (1880).

lundi 4 mai 2026

2./ THEOPHILE DENIS (1829 - 1908), un illustre enfant de Gayant peu (re)connu des douaisiens. - Illustration musicale : "Danse avec les loups" de John Barry par l'Orchestre de Douai.

Théophile Augustin Denis (né à Douai le 17 avril 1829 et mort le 24 novembre 1908 à Cayeux-sur-Mer) est le fondateur entendant du Musée universel des sourds-muets. Il est également l'auteur de nombreux livres et recueils : L'Inondation, par Théophile Denis, Éditeur : L. Crépin (Douai), In-8°, 8 pages (1856), Notice sur Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne et comte de Flandre, contenant les détails sur l'entrée du duc Jean à Douai en 1405 et diverses notes relatives à Douai, Madoux-Lucas, 28 pages (1861), Qu'est-ce que Gayant ? Toutes les réponses, plus une notice sur les mannequins de la fête communale de Douai, les principaux libraires, 57 pages (1862), Le Corps de musique de la ville, de Douai (musique de la garde nationale), notice historique, impr. de V. Wartelle, 136 pages (1862) Poésies [archive], par Théophile Denis, impr. de A. d'Aubers, 27 pages (1853) et les Petits tableaux rustiques en patois* d'un coin de Flandre française, 6 fascicules, impr. de P. Ollivier, Cayeux-sur-Mer, 1904 -1907. *En picard douaisiens.

dimanche 3 mai 2026

16./ JEAN BOLOGNE ou JEAN DE BOLOGNE, 1529 - 1608, sculpteur né à Douai. - Illustration musicale : "Missae Papae Maecelli" de Pierluigi da Palestrina (1525 - 1594).

- Collections du Louvre : Portrait de Jean Bologne (1529‑1608). Jean Bologne ou Jean de Bologne, est plus internationalement connu sous so...