vendredi 8 mai 2026

6./ MARCELINE DESBORDES-VALMORE (1786 - 1859) .- Illustration musicale : "Les séparés (N'écris pas)" de Marceline Desbordes-Valmore mis en musique et chanté par Julien Clerc.

Marceline Desbordes-Valmore, née le 20 juin 1786 à Douai et morte le 23 juillet 1859 à Paris, est une poétesse française Admirée par Honoré de Balzac, Paul Verlaine ou encore Charles Baudelaire, elle est considérée comme une pionnière du romantisme dans la poésie française. Marceline Desbordes a quitter très tôt sa ville natale, Douai, et n'y revient guère. Mais elle n'y songeait jamais sans nostalgie : "Mon père était peintre en armoiries ; il peignait des équipages, des ornements d'églises. Sa maison tenait au cimetière de l'humble paroisse Notre-Dame à Douai. Je la croyait grande, cette chère maison, l'ayant quittée à sept ans. Depuis, je l'ai revue, et c'est une des plus pauvres de la ville. C'est pourtant ce que j'aime le plus au monde, au fond de ce beau temps pleuré" (lettre à A. de Latour, 1836). Marceline fut une actrice célèbre (à l'Opéra-Comique en 1805, à l'Odéon en 1813). Un critique disait d'elle en 1818 : "Toujours du talent, mais trop de sensibilité". Elle épousa l'acteur Valmore qui était de sept ans plus jeune qu'elle. Par la suite, elle eut la douleur de perdre quatre enfants. Elle publia son premier recueil de poèmes en 1819 (Elégies et romances). Charles audelaire, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine goûtèrent sa poésie mélancolique, aux rythmes étranges et subtils. On connaît trois poésies de Marceline en picard : Amour partout (1827), Dialogue (date de composition incertaine, peut-être 1938) et Oraison pour pour la Crèches (1849).* *Bibliographie : Claude Deparis : "Poésies en patois et Notes sur les poésies en patois de Marceline Desbordes-Valmore". Linguistique picarde, décembre 1974 (Amiens, Musée de Picardie). La Mère : D-u ch'qu'il ét ch'marieu (1) qu't'in parle tant ? La Fille : Je n-n'é paù core, mé n'y-y'in-n a tant ! (...) N-y'a pu d'amoureus qu'vous n'pinséz : Avècq in je n-n'oré assé. Vla no Ro(2) qui n'ét pu in ghère ; J'arei (3) bintot treuvé mn'afère. Cinbin n'véyons-nous point d'garchons Qui raqueure(4) din leu màzon ?* N-y'in-n a dés bios, dés vius, dés jonnes, Rachmés(4) fin bin a rouches maronnes(6), Forts come Gayant(7) é Barabna ; Aveucq leux galons su leus bras E dés grands pluméts su leu t:ète (8), Qu'cha fét tranné(9) quand in lés 'rwète(10) ! N'y'a point in tchièn, n'y'a point in cat Qui n'leu tire sin capio in ba. Àcouteiz l'tanbour su chèle plache... Si l'bon Dieu l'veut, ch'ét mn'ome qui passe. La Mère : Prind tin tin coussin, va-t-in euvrei(11), Fot ète deus pou s'mari.ei. Marceline Desbordes-Valmore. orthographe d'Ivar Ch'Vavar. (1) Où est-il ce candidat au mariage (?) (2) notre Roi. (3) J'aurai... (4) Qui reviennent... (5)Equipés. (6) à culottes rouges. (7) Gayant est le géant de Douai. (8) sur leur tête. (10) Quand on les regarde. (11) Prends ton coussin (de dentellière), va travailler.
Lithogravure - Collection privée de Christian-Edziré Déquesnes.
Recommandation haute de Christian-Edziré Déquesnes : Je recommande à ceux qui s'intéressent à la poétesse Marceline Desbordes-Valmore et/ou à la littérature picarde, le n°5 - 2024 de J'écris pourtant, édité par SEMDV-Société des Etudes Marceline Desbordes-Valmore, que m'a transmis Jean Vilbas, qu'ici, il en soit remercié, conservateur en chef de bibliothèque (Etat), chargé des collections patrimoniales de la bibliothèque Marceline Desbordes-Valmore de Douai. Important livre-revue de 231 pages dans lequel pour ce qui nous intéressent nous trouvons les deux dossiers ci dessous décrits. Les poèmes en picard de Marceline Desbordes-Valmore – Alain Chevrier (p. 53-75) Sur les trois poèmes publiés en 1896 sous le titre Poésies en patois de Marceline Desbordes-Valmore, deux sont écrits dans la langue de son enfance à Douai. On reproduit ces textes et on en donne la traduction, en les accompagnant de commentaires sur le contexte social de leur création, les genres dont ils relèvent, leurs thèmes en lien avec l’amour maternel, ainsi que le rapport de la poète à la langue picarde. Suivi de Trois textes douaisiens sur Marceline Desbordes-Valmore – Jean Vilbas (p. 77-82) Célébrée partout en France, la figure de Marceline Desbordes-Valmore trouve aussi un écho dans la littérature douaisienne. Trois exemples sont présentés ici : le poème dédié à l’autrice par Henri Sureau en introduction de La Légende de Gayant ; l’apparition de la statue de Marceline Desbordes-Valmore dans le conseil de guerre convoqué par Gayant dans Le Gardien de la ville d’André Obey ; enfin, le dialogue entre la femme-poète et le picardisant Constant Copin. Pour tous renseignements et commande : contact@societedesetudesmarcelinedesbordesvalmore.fr
Collage - version color remix S.O.D.A 26. de Jocelyne Di Giuseppe de Dwai.

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